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♣ La musique seule peut parler de la mort... posté le Lun 13 Juin - 21:22
La musique seule peut parler de la mort.
Malraux (André)
Pour écouter...
Il est des jours où l’on n’est pas d’humeur à se concentrer sur son travail. Et ce jour là, c’était le cas pour un élève de septième année. Comme toujours il avait évité la foule toute la journée précédente et, depuis son réveil, recommençait son petit manège. Bien sûr personne n’arrivait à faire de différence entre les jours ordinaires, depuis la bataille de Poudlard en tout cas, et ces derniers jours. Mais son éternel sourire masquait un profond malaise qu’il n’avait de cesse de refouler.
Ce matin, Andrew avait besoin de prendre l’air. Il avait hésité à prendre sa guitare dans son sac ensorcelée exprès et, finalement, avait retiré tous les livres de cours pour l’y placer, elle et ses partitions. Il ne pouvait pas tenir plus longtemps, l’école lui rappelait trop cette soirée. Les élèves étaient encore sous le choc, et c’était tout sauf le genre d’environnement dont il avait besoin pour tourner la page. Il se plongeait dans le travail mais... Mais il y avait toujours ce petit malaise au fond de son cœur, toujours ce pincement au cœur qui ne faisait que s’accentuer à chaque fois qu’il croisait la route de son petit frère. Il s’était rendu discrètement dans le parc et s’était rendu jusqu’aux limites du parc. Il n’avait eu qu’à se transformer en oiseau pour quitter l’école sans se faire remarquer.
Il était resté sous cette forme durant une bonne heure, voletant sans vraiment se rendre à un endroit précis. Il se contenait juste de cette délicieuse sensation qu’est le fait de voler. Pour lui qui ne pouvait rester sur un balai, c’était une sensation si agréable que de se sentir libre d’aller où il voulait, de pouvoir peut-être aller toucher les nuages qu’il ne prenait pas la peine de réfléchir à sa possible destination. Se laissant porter par les courants ascendants, il profitait du paysage pour se reposer l’esprit, pour oublier ses soucis.
Mais il avait bien fallu qu’il se pose, quelque part dans la campagne, afin de se reposer. Il manquait encore d’entraînement, et donc il ne pouvait voler trop longtemps non plus. Il en profita pour vérifier qu’il n’y avait personne dans les environs puis il se retransforma. Il s’accorda une petite minute de repos, le temps de se réhabituer à son apparence humaine, puis fit un rapide repérage des lieux. Bon, personne à droite, personne à gauche... Il était seul. Bon, parfait ! Il allait pouvoir se déplacer tranquillement. Il ferma donc les yeux, se concentrant sur le lieu qu’il désirait, puis transplana.
Comment un maladroit comme lui avait bien pu obtenir son diplôme pour transplaner ? Mystère... Toujours est-il qu’il l’avait obtenu et qu’il débarqua sans le moindre problème à Little Hangleton. En ce matin d’avril, il n’y avait personne dans les rues donc on ne fit pas attention à ce jeune homme, sac à dos accroché uniquement sur l’épaule gauche, qui avançait d’un pas lent, presque à reculons, en direction du cimetière. Il ne voyait pas les petites maisons tranquilles, dont la plupart des habitants ignoraient ce qui pouvait bien le tracasser. Il ne voyait pas les arbres en fleurs dont les branches oscillaient doucement sous la brise matinale, emportant quelques pétales par-ci par-là. Il ne voyait pas ce ciel bleu, prometteur d’une belle journée ensoleillée. Il ne voyait rien de toute cela, ses pensées étaient dirigées vers le cimetière, son regard ne pouvait être accroché par rien d’autre. Il était méconnaissable sans son éternel sourire, sans cette lueur de douce folie qui n’avait que rarement quitté son regard gris-bleu.
Il ne commença à réagir qu’une fois arrivé sur place. Cette lueur si caractéristique réapparut dans son regard, mais teintée d’une profonde tristesse. Et il laissa son regard courir sur les tombes. Tous ces noms... Certains lui étaient connus, d’autre non. Certains étaient anciens, d’autre un peu plus récents, et d’autres l’étaient trop. Trop récents, trop bien connus... Il connaissait trop de personnes ici... Des personnes qui étaient parties trop tôt, pour des raisons plus ou moins valables... Parties pour une guerre stupide, une guerre qui déchirait l’Angleterre depuis plusieurs années déjà, depuis trop d’années... Parties avant que leur heure ne soit venue... Était-ce vraiment une bonne idée de se rendre là, alors qu’il était sorti pour se changer les idées ?
Le Poufsouffle allait faire demi-tour lorsque son regard accrocha une tombe, celle qu’il connaissait le mieux ici. Une tombe qui était terriblement récente, et qu’il avait lui-même fait mettre en place. Celle de sa mère... Comme un automate il vint se placer devant et posa son regard sur la photo qui s’y trouvait. Elle présentait leur petite famille au grand complet, avant que la marque des Ténèbres ne soit apposée sur son bras, avant que les choses ne se dégradent. Simon n’avait qu’un mois sur la photo, il était si petit à l’époque... Et ses parents souriaient tout autant que lui, du haut de ses quatre ans. Maxwell et Gwendolyne se souriaient amoureusement... Ce fut cette constatation qui le fit craquer.
-Bordel ! Même morte tu n’arrêtes pas de me pourrir la vie !
Seul le silence lui répondit. Sur le coup il eut un peu honte de sa réaction. Il était dans un cimetière tout de même, un peu de respect était de vigueur. Et pourtant, et pourtant... Il n’arrivait pas à se calmer ! Dans son cœur, tout un tas de sentiments se mélangeaient : la colère, une colère extrême contre sa mère qui lui avait pourri la vie, qui avait pourri celle de son frère et de son père et qui continuait encore à le faire. La peur aussi, peur de ce qu’il risquait d’arriver maintenant qu’elle était partie, maintenant que c’était à lui de protéger sa famille... Il craignait de ne pas être à la hauteur de la tâche qui l’attendait. Et, enfin, la tristesse. Car oui, même s’il avait toujours dit qu’il haïssait sa mère, qu’il voulait lui faire payer ce qu’elle avait fait à son petit frère, il l’avait toujours aimée. Elle restait sa mère et, quoi qu’il ait toujours dit, il n’avais jamais oublié ces moments de complicité qui dataient d’avant la montée au pouvoir du Mage Noir. Jamais il n’avait oublié, et quelque part il avait gardé l’espoir de raviver cette période un jour, afin de la faire connaître à Simon, afin de rendre son père aussi heureux qu’avant. Mais tout cela c’était fini. Fini une bonne fois pour toutes. Elle avait emporté cet espoir avec elle. Il soupira.
-Je te hais, tu le savais, je te l’ai dit si souvent... Mais pourtant tu nous a toujours protégé, Simon, papa et moi... Après toutes ces années à te dire que je te hais, je n’arrive pas à trouver les bon mots pour dire que tu n’aurais pas du partir. Papa et Simon ont réussi, pas moi...
Il était nul... Il regrettait de la voir partir tout autant qu’il lui en voulait. Ses satanés sentiments refusaient de le laisser en paix et, quoi qu’il fasse pour les organiser, ils finissaient toujours par l’envahir. C’est pour cette raison qu’il ne perdait plus son sourire à Poudlard : le sourire est le meilleur masque pour cacher son chagrin. C’est un masque que l’on ne souhaite pas retirer, quoiqu’on en dise...Et il n’arrivait pas à trouver ses mots, même maintenant. Et pourtant, Merlin sait combien il avait besoin de s’exprimer ! Soudain, il se rappela qu’il avait sa guitare dans son sac ! Bon, ce n’était peut-être pas l’instrument idéal mais...
-Écoute... C’est tout ce que je peux te dire...
Et il se mit à chanter. Cette voix qu’il travaillait depuis des années et qu’il ne faisait que rarement entendre, pour une fois, il la fit découvrir. Et il accompagne sa chanson par sa guitare. Les yeux fermés, sa douce voix résonnant dans le cimetière, que voilà une scène incongrue. Quand on sait que, à partir du premier refrain, une larme lui échappa, on peut facilement deviner que la tristesse l’avait emporté sur la colère et la peur. Il mettait tous ses sentiments, toute sa tristesse dans sa voix. Il n’avait jamais réellement chanté pour quelqu’un auparavant. C’était sa première, une douce première qu’il aurait préféré effectuer dans un autre lieu, dans un autre contexte... Mais il n’avait pas de contexte heureux à chanter, il n’avait que la tristesse... Cela ne dura qu’un peu moins de trois minutes, mais ce fut suffisant pour lui...
I know you're somewhere out there Somewhere far away...
Ce fut sur ces paroles qu’il conclut. Il ne pouvait guère faire mieux pour elle, il avait mit tous ses sentiments dans cette chanson. C’était la seule chose qu’il puisse faire... Et certainement la plus sincère. La mort est quelque chose de difficile à expliquer, difficile à mettre en mots pour lui qui avait toujours fui le monde réel. Alors il ne pouvait faire mieux, mais c’était déjà tant pour lui... Il aurait aimé le faire plus tôt, devant son frère et son père, mais il ne pouvait pas, il n’y arrivait pas... C’était tout simplement au-dessus de ses forces.
Enfin il rouvrit les yeux et essuya les quelques larmes qui avaient osées couler sans son autorisation ! Il rangea son instrument dans son sac, jeta un nouveau regard à la photo puis se détourna avant de se mettre à nouveau en colère. Mais soudain son regard tomba sur une personne, non loin. Instinctivement il fit un bond en arrière, surpris. Mais quand on est maladroit comme pas deux, on peut aisément comprendre que ce bond se solda par autre chose... En effet, il butta sur un caillou un peu plus gros, perdit l’équilibre et tomba sur le dos dans un certain vacarme.
-Outch...fit-il.
Se massant la tête, il se releva tant bien que mal et leva les yeux vers l’inconnu... Qui ne l’était pas tant que ça en fin de compte... Mais que...
-Matthew ?
Il aurait pu faire plus original. Sa surprise et son état d’esprit actuels ne lui permirent pas de le faire...
♣ Re: La musique seule peut parler de la mort... posté le Mar 21 Juin - 19:53
Les yeux ouverts depuis maintenant plus d’une demi-heure, je réfléchissais sur le déroulement de ma journée. J’avais passé la veille avec Théodorian Tyler. Je n’avais pas eu l’intention de le faire au début et puis je m’étais prêté au jeu. Et lorsque je mettais couché, j’avais regretté. Son visage m’était irrémédiablement revenu en tête, mes larmes aussi. j’avais été bien bête de penser qu’une après-midi en compagnie d’un illustre inconnu – qui n’en était plus un – me ferait penser à autre chose et me ferait oublier Dorian Taylor. J’aurais pu passer la journée avec n’importe qui mais non il avait fallu que la seule personne sur qui je tombe et qui s’intéresse un tant soit peu à ma petite personne, s’appelle Théodorian Tyler. Si je n’avais pas eu autant de fierté, je m’en serais effondré en larmes d’un prénom et d’un nom pareils. La fenêtre était ouverte. On était en avril et je crevais de chaud. La faute aux médicaments que je prenais depuis la bataille pour guérir plus vite. Ça allait mieux par rapport à la veille mais il ne fallait pas je bouge de trop quand même. La nuit m’avait fait du bien, j’étais reposé, presque bien. Pour être totalement bien, il aurait fallu que Dorian soit là. Instinctivement, ma main passa sur les draps à côté. Vide. Comme toujours depuis presque quinze jours. Une mouche se posa sur le plafond. Je l’observais comme si ma vie en dépendait. Elle marcha sur le plafond courant – si l’on peut dire qu’une mouche court - d’un bout à l’autre, cherchant apparemment quelque chose. Personnellement, je ne voyais rien sur le plafond qui pouvait autant intriguer et exciter cette mouche. Une porte claqua me faisant sursauter. Sûrement celle de la cuisine, j’avais du oublier de fermer la fenêtre et cela faisait un courant d’air. Les voisins se mirent à hurler l’un sur l’autre. Cela faisait longtemps. C’était dans leurs habitudes de s’enguirlander. A croire que c’était une coutume moldue de hurler dans les couloirs pour ameuter les voisins aux alentours. Une mèche rebelle de mes cheveux me tomba sur le visage. Je soufflais dessus pour la faire voler. Elle retomba sur le côté. Quand, il fut dix heures et huit minutes, je donnais un coup de pied dans le drap blanc et le repoussait tout au bout du lit dévoilant mon bas de pyjama gris et vert, couleurs de Serpentard. Je dormais torse-nu. Mon pied gauche tomba du bord du lit, vite rejoins par le droit et me voilà assis sur mon lit, observant par la fenêtre, la foule moldue dehors. On aurait dit une fourmilière. Je me frotte le visage dans un bâillement intempestif – pourtant j’ai dormi plus de douze heures, je devrais être en forme. Je finis par me lever lorsque j’entends un gamin crier dans la rue et je passe sous la douche. En fait, mon programme de la journée est très simple. Voir Dorian.
Mon petit-déj – composé d’un morceau de fromage et d’un café – englouti, mes converses passées à mes pieds, ma veste sur les épaules, me voilà fin près pour partir voir Dorian. Je sais que cela ne lui fera ni chaud ni froid de me voir mais j’ai besoin de me donner bonne conscience. Besoin de lui dire qui j’ai rencontré hier, comme si c’était vital qu’il sache. Je me mets en marche, j’entends à peine le bonjour d’une voisine. Je réponds du bout des lèvres un bonjour tout en filant dans les escaliers pour rejoindre la vie londonienne. Mes blessures mes font toujours un peu mal mais c’est moins pire qu’avant. Et dire que j’ai tué un gamin. Mon premier meurtre fut un gamin. Tous les membres de l’Ordre m’ont dit que je m’en remettrais… facile à dire, ils sont quasiment tous auror ou tellement impliqué dans cette confrérie qu’ils ont tous déjà tué quelqu’un. Et puis, je fais parti des plus jeunes de l’Ordre, je sors à peine de Poudlard. Voilà encore un an j’étais encore qu’un sale gamin prétentieux qui ne connaissait rien de la vie à part celle que je m’étais forgée en guise de carapace. Le coin de la rue bondée passé je transplanais devant les grilles du cimetière où reposait Dorian. Ça me fait bizarre de dire ça… j’en ai des frissons partout. Je traverse le cimetière comme si j’habitais là, tellement je connaissais les allées par cœur. Pourtant, je n’étais pas venu tant de fois que ça. Je stoppais juste devant sa tombe. J’en ravalais mes larmes. J’ouvris la bouche pour parler mais aucun son ne sortit. Je fus muet dans mes paroles. En revanche la guitare, elle ne le fut pas. Je me tournais un regard noir vers celui qui brisait le silence de ce lieu. Je haussais les épaules et me ré-intéressait à Dorian. Je ne savais même pas quoi lui dire. En fait, j’avais plutôt l’air bête là devant lui à vouloir lui parler. Pour lui dire quoi ? De toute façon, il ne m’entendait même pas. Mais mes réflexions stupides sur ma présence ici furent coupées par un boucan d’enfer derrière mon dos. Après la guitare, les objets qui tombent. Je finis par me retourner pour dire tout ce que je pensais sur celui qui faisait le bordel dans un lieu calme mais je fus coupé par mon élan en entendant mon prénom aussi distinctement. Je sursautais presque en le voyant si proche de moi à mes pieds. Je baissais les yeux et mis un certain temps avant de reconnaitre la personne parterre. Un fin sourire me fit oublier la raison pour laquelle j’étais là au départ. Je tendis la main vers Andrew pour l’aider à se relever. « Andrew ! Je ne m’attendais pas du tout à te voir ici ». Il devait sans doute se faire la même réflexion sur mon compte… ou pas. S’il lisait les journaux, il avait du apprendre la mort de Dorian et notre relation n’était plus un secret bien que j’aurais aimé qu’elle le reste. « Je te croyais toujours à Poudlard » lançais-je, en réalisant que l’on était un jour de semaine et qu’il devrait être en cours à Poudlard, puisqu’il avait un an de moi que moi. Malgré ça, cela me faisait plaisir de le voir.
♣ Re: La musique seule peut parler de la mort... posté le Mer 22 Juin - 17:18
Matthew... Matthew Scott... Le Poufsouffle mit bien deux secondes à saisir l’information. Il avait dit son prénom par pur réflexe, mais il lui fallut tout de même tout ce temps pour que l’information monte au cerveau et soit analysée. Mais une fois que ce fut fait il eut un léger sourire, oubliant un peu ce qu’il s’était passé quelques instants. Cela faisait plaisir de le voir, même si l’endroit n’était guère idéal. Quoi de plus triste que de retrouver quelqu’un dans un cimetière, franchement... Ce n’était pourtant pas le genre d’endroit où on pensait retrouver des amis. Et il savait bien que, pour ceux qui le connaissaient, il était quasiment impossible de le trouver dans un tel endroit. Habituellement il évitait ce genre de lieu car il y ressentait tout le poids de la dure réalité... Mais bon, depuis la mort de sa mère, il avait changé...
Ce fut avec reconnaissance qu’il accepta l’aide de Matt pour se relever, son habituel joyeux et insouciant petit sourire refaisant surface. Il ne s’attendait pas à le retrouver là ? C’était un peu normal, en même temps... Il le connaissait assez bien. Et d’autre part, il ne s’attendait pas non plus à le rencontrer là. Quoique... Andrew se mit à réfléchir à toute vitesse. Qu’est-ce qui pouvait bien amener l’ancien Serpentard dans un tel lieu ? Rapidement, un article de presse lui revint en mémoire. Un article annonçant la mort de Dorian... Ah, oui... Il laissa son regard glisser sur la tombe non loin... Finalement, ce n’était pas si étonnant de le voir là... Son sourire disparut quelque peu...
Mais il refit immédiatement surface lorsque son ancien camarade lui fit remarquer qu’il le croyait à Poudlard. Héhé, c’est vrai qu’il n’était pas sensé quitter l’école de magie. Pas encore, pas avant les vacances. Mais il l’avait fait. Il ne comptait pas dévoiler facilement comment, sauf peut-être si la situation l’amenait à lui expliquer tout ça, mais il l’avait fait ! Et il en était fier ! Enfin, pour être précis, il était ravi d’avoir réussi à quitter l’école sans ennuis. Mais là, il allait devoir justifier son absence et il allait avoir du mal à éviter les ennuis...
-Techniquement, je devrais y être. Mais vu que j’ai mes entrées et mes sorties dans l’école, j’en ai profité pour m’éclipser pour la journée.
Il était infernal. Mais qu’y pouvait-il après tout ? Il avait toujours eu horreur des règlements, horreur qu’on tente de diriger sa vie. Il était libre, libre comme le vent et il avait toujours tout fait pour que rien ne vienne entraver sa liberté de mouvement et de penser. Oh tiens, cela lui rappelait que la première fois où il avait parlé à Matt, c’était en pleine nuit, dans les couloirs, alors qu’il n’avait rien à y faire... Et il avait, une fois de plus, démontré qu’il était totalement décalé ! Ce souvenir lui arracha un petit sourire. C’était le bon temps, le temps où il pouvait encore être lui sans se soucier des éventuelles conséquences que la réalité pouvait avoir sur lui et vice-versa.
-Je me demande pourquoi, à chaque fois que j’enfreins le règlement, il faut que je tombe sur toi... Heureusement que tu ne me dénonces pas, sinon je devrais arrêter de compter les retenues que je prends !
Hé oui, encore heureux ! Il avait encore régulièrement droit à des retenues à cause de sa maladresse, alors si en plus il se faisait punir pour infraction au règlement... Sans compter les points qu’il pouvait potentiellement faire perdre à sa maison, les autres ne lui pardonneraient pas ! Il préférait se faire oublier, comme toujours... Même si c’était dur vu qu’il était encore plus dans son monde, donc encore plus maladroit qu’avant, c’est pour dire ! Enfin bref... C’était la minute délire, et malheureusement celle-ci prit fin.
Elle prit fin car il se rappela enfin dans quel endroit il se trouvait. Car il se souvint que ce genre de lieux étaient sensés être calmes. Ors, il n’avait pas réussi. Il n’aimait pas le silence, ça bien des personnes avaient pu le remarquer, mais de là à agir ainsi dans ce genre de lieu... Et il eut honte de son attitude. Il baissa donc la tête, trouvant soudain le bout de ses chaussures très intéressant. Il s’agissait de chaussures de sport, fabrication moldue. Totalement noire, presque neuves ! Presque... À vrai dire, il n’avait pas spécialement fait attention à sa tenue mais il était réellement habillé en noir ! Ôo Lui qui n’aimait guère les couleurs sombres était vêtu de noir des pieds à la tête ! L’horreur ! Il comprenait mieux maintenant pourquoi certains l’avaient regardé bizarrement... Bon, il était sérieusement atteint aujourd’hui... Il faut croire que sa bizarrerie le suivrait jusqu’au bout... Hum...
-Pardon si je t’ai dérangé... Je ne regardais pas autour de moi, je n’avais même pas vu que tu étais là. Ça ne change pas tellement de mes habitudes tu vas dire, mais j’aurais du faire un peu plus attention... Surtout dans un lieu comme celui-ci. Je n’ai pas d’excuse valable à te servir, je suis juste navré...
Oh non, ça ne changeait pas tellement de d’habitude. Quand il partait dans ses délires il en oubliait la réalité. Et vu que cela lui arrivait très souvent, pour ne pas dire que c’était un état quasi-perpétuel, rares étaient ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de remarquer qu’il ne voyait pas toujours les autres. Alors Matt, il savait on ne peut mieux à quel point il pouvait être dans son monde... Et puis, d’un autre côté, il n’avait pas spécialement envie de revenir sur sa chanson. Il ne l’avait peut-être pas entendu chanter et c’était mieux ainsi. Il n’était pas encore prêt à se lancer là-dedans. Et son ami ne lui poserait sans doute aucune question, vu sa manie de ne jamais y répondre.
Son regard, toujours baissé, revint faire un tour sur la tombe de sa mère, un peu derrière lui, à gauche. Et il retomba à nouveau sur la photo. Cette saleté de photo ! Bon, inspire Andrew, ne t’énerve pas, expire, tu n’as aucune raison de t’énerve, ce n’est qu’une photo, inspire, ce serait idiot de perdre ton calme pour ce truc, expire, tu as besoin de distraction, pas de t’énerver... Mais par Merlin, qu’est-ce que c’est dur de rester calme !!! Il finit par relever la tête.
-Tu m’excuses deux petites secondes ?
Sur ce, il fit volte-face tout en sortant sa baguette et souffla un sort. Aussitôt, un bouquet de fleurs blanches apparut dans sa main. Et il plaça le bouquet pile devant la photo. Ah ! Comme ça, il n’avait plus à la voir, et c’était bien mieux ainsi ! Il allait pouvoir se calmer un peu. Il se retourna vers Matthew.
-Ouf. J’en ai marre de cette photo, elle me rappelle trop de mauvais souvenirs.
Malgré son ton léger, il ne souriait pas. Andrew n’était plus tellement d’humeur à le faire, tout du moins pour le moment. Son regard tourna une fois de plus vers la tombe un peu derrière l’ancien Serpentard. Est-ce qu’il allait... Ou non. Pas encore. Il n’avait pas le courage de lui demander ainsi. Il voulait faire preuve d’un peu plus de tact. Il reporta donc son attention sur lui.
-Tu as une sale mine. constata-t-il.
Dire qu’il voulait faire preuve de tact... --’ Hé bien il pouvait difficilement faire pire ! Et puis, d’un autre côté, lui aussi devait avoir une sale tête. Peut-être pas autant que lui mais tout de même un peu. Mais c’est vrai qu’il n’avait pas l’air bien...
♣ Re: La musique seule peut parler de la mort... posté le Lun 27 Juin - 19:54
J’inspirais longuement, l’observant de haut en bas. Habillé tout de noir, il ne pouvait pas nié là où il était. Je passais au-dessus de son épaule pour regarder la tombe sur laquelle il était venu se recueillir. La tombe de sa mère, vu le nom que la plaque portait. J’ignorais que sa mère était décédée. En même temps, j’étais réputé pour ne pas m’intéresser à la vie des personnes que je côtoyais. Je n’aimais pas parler de moi donc je ne faisais pas parler les autres. Et puis, même si j’aimais bien Andrew – oui je l’aimais bien, l’un des rares d’ailleurs – je n’étais pas du genre à entrer dans sa vie privée. Il semblait étonné de me voir là. Je le vis jeter un œil derrière moi, il venait sans doute d’avoir compris ce qui m’amenait dans ce lieu si glauque à mes yeux. Je détestais les cimetières encore plus celui-ci. Je souris à peine à ses paroles. Je n’avais pas tellement envie de rire. Je me doutais pourtant qu’il n’était pas sorti avec le consentement des Professeurs mais après tout, qu’est-ce que j’en avais à faire ? Cela ne me regardait pas et s’il voulait faire l’école buissonnière je n’allais certainement pas l’en blâmer. Pour aller sur la tombe de Dorian, j’avais bien zappé des heures de cours. Sa seconde remarque par contre me fit sourire. Il était vrai que j’avais le don de le croiser quand il faisait une connerie. Mais après tout, je n’allais certainement pas le dénoncer sinon je me dénonçais avec lui. Pas folle la guêpe. Et puis, je devais être honnête je l’aimais bien, je n’avais pas envie de lui porter préjudice en allant le dénoncer aux Professeurs. J’entends dire Dorian « Ce n’est pas ton genre aussi ». Il est vrai que cela n’était pas mon genre. Je n’aimais pas dénoncer les autres. Leurs conneries cela ne me regardait pas et je ne souhaitais pas me mêler dans leurs affaires. Et puis, plus on est discret, plus on nous fout la paix. Bon j’admets pour certaines personnes, tu pouvais être le plus discret possible, ils en avaient toujours après toi. Je ne citerais pour exemple que cette saleté de Gary Fullman, meilleur ami de Dorian, à cause ou grâce à qui, j’étais tombé amoureux de Dorian. Je lui avais cassé la gueule à ce type parce qu’il voulait dévoiler mon secret à tout Poudlard alors que moi-même, je n’avais pas eu l’intention de le dénoncer à Lestrange pour la connerie que je l’avais vu faire. Je ne répondis rien à Andrew me contentant de lui sourire.
Il sembla se rendre compte qu’il avait un peu dépassé les limites dans un cimetière. Il s’excusa. J’haussais les épaules. En réalité, il ne m’avait pas dérangé. Pourquoi les cimetières devaient absolument être silencieux ? Et honnêtement, j’avais eau aimer Dorian jusqu’à en crever, je préférais taper la causette avec Andrew plutôt que de rester devant la tombe de Dorian. « Aucun problème, ça ne m’a pas dérangé, juste surpris » répondis-je. Ça m’avait surpris oui. Que quelqu’un puisse se mettre à jouer de la guitare dans un lieu pareil. Je restais silencieux, attendant qu’il entame la conversation, je n’étais pas doué pour ça, commencer les conversations. J’étais plutôt du genre asocial comme garçon et même si j’avais fait beaucoup de progrès depuis que j’étais avec Dorian, me demander de commencer une conversation c’était un peu de trop pour moi. Il se retourna brutalement, faisant apparaitre un bouquet de fleurs. Je penchais la tête pour mieux voir ce qu’il fabriquait. Il plaça le bouquet juste devant une photo de sa mère apparemment. Je fis une grimace étonnée de son comportement. Lorsqu’il se tourna de nouveau vers moi, je me redressais aussi rapidement qu’un gamin prit en flagrant délit de connerie. J’hochais la tête. J’approuvais vivement ce qu’il me racontait. Je comprenais. Personnellement, la photo de ma mère ne me rappelait que de bons souvenirs mais je pouvais facilement comprendre Andrew lorsqu’il disait ceci. Sa dernière réflexion me laissa pantois. Comme si je ne le savais pas que j’avais mauvaise mine, ce n’était pas une raison pour me le dire. Je lui fis une grimace mécontente. « Toi aussi » répliquais-je d’un ton peu aimable. Bon ok, j’aurais pu mettre un peu plus de sympathie mais oui j’avais une sale mine. Je venais d’enterrer l’homme de ma vie, je mettais pris la raclée de ma vie par des mangemorts donc oui j’avais mauvaise mine. « Désolé j’ai mal dormi » me repris-je un peu plus agréablement. « Je suis là pour… enfin tu sais… tu veux pas qu’on sorte d’ici ? J’aime pas cet endroit… » lui demandais-je en agitant les mains vers les grilles du cimetière.
♣ Re: La musique seule peut parler de la mort... posté le Ven 12 Aoû - 16:49
Quel idiot il faisait, franchement... Il voulait faire preuve de tact, pas démarrer de but en blanc comme il venait de le faire ! Il baissa la tête, honteux de lui-même. Il devrait peut-être réfléchir un peu plus avant de parler, cela lui éviterait de sortir une bonne partie des idioties qu’il avait l’habitude de sortir. Certes, c’était une grande partie de son caractère mais s’il pouvait éviter de faire des bourdes, ce serait légèrement mieux... Il se demandait parfois s’il n’était pas un peu irrécupérable. Ce ne serait pas si étonnant, sa mère le lui disait fréquemment. « Andrew, reviens un peu sur terre ! » « Andrew, tais-toi, ça t’évitera de raconter n’importe quoi ! » Oh, qu’est-ce qu’il aimait sa mère... Pff... Même s’il devait admettre qu’elle avait parfois raison. Parfois...
Matt grimaça, ce qu’il comprit tout à fait. Il aurait sûrement eu exactement la même réaction s’il lui avait dit la même chose. Non, il eut exactement la même réaction lorsqu’il lui fit remarquer que, lui aussi, avait mauvaise mine. Il grimaça quelques secondes et baissa à nouveau la tête. Il le savait bien... Il avait perdu sa mère, son petit frère le haïssait, son père avait du fuir l’Angleterre, il se retrouvait avec tout un tas de responsabilités sur les épaules... Et bientôt il se retrouverait complètement coincé à Poudlard pour réviser ses Aspics. Donc sa situation n’était guère fameuse, il devait bien l’avouer. Bon, ils étaient quittes sur ce coup. Puis il s’excusa. De quoi ? Hé oh, minute, ce n’était pas à lui de s’excuser ! Il secoua négativement la tête.
-Tu n’as pas à t’excuser, j’aurais juste du me taire.
Mais il enchaîna bien vite, demandant s’il ne voulait pas sortir du cimetière. Il suivit du regard la direction qu’il lui indiquait, tombant sur les grilles, puis son regard revint vers les tombes. Oui, ce serait peut-être mieux de partir. Aucun d’entre-eux n’aimait ce lieu, visiblement. En même temps, l’ambiance était si, si... Morbide ? C’était vraiment le mot. Et puis, vu l’ambiance générale de l’Angleterre... Non, ils avaient mieux à faire que s’éterniser dans ce lieu. Il était important de se souvenir mais il était impératif qu’ils puissent tourner la page. Lorsque les choses seraient calmées, si elles l’étaient un jour, ils pourraient y repenser. Mais c’était plus facile à dire qu’à faire... Il soupira et tourna définitivement le dos à la tombe de sa mère.
-Oui, bien sûr... On sera plus à l’aise à l’extérieur.
Il récupéra son sac qui était resté à terre et le replaça sur son épaule gauche puis prit le chemin de la sortie. Il se força à se concentrer sur la sortie, et non sur les tombes qui bordaient le chemin. Il l’avait déjà fait à l’allée, pas question de le refaire au retour ! Il était réellement mal à l’aise, et il en prenait pleinement conscience. Mais, d’un côté, est-ce que ceux-ci n’avaient pas vu leurs ennuis prendre fin ? Dans le fond, est-ce que la mort était si dure, est-ce que ce n’était pas plus compliqué de rester en arrière quand on voyait ceux que l’on aimait partir ? Est-ce que ce n’était pas plus facile de partir ? Oh non, à quoi était-il en train de penser ? À des bêtises... Ce n’était pourtant pas son genre d’avoir de telles réflexions...
Le Poufsouffle accéléra légèrement l’allure et ne souffla qu’après avoir dépassé les grilles. Ouf... Finalement, était-ce une si bonne idée de venir jusque là ? Il fit redescendre son sac de son épaule afin de ne pas être trop déséquilibré, s’adossa à un mur et attendit que Matthew le rejoigne. Une nouvelle fois, toute trace de sa douce folie avait disparue de son regard. Il était sérieux, sérieux et inquiet. Mais il secoua bien vite la tête, peu désireux de se laisser aller. Pas question de laisser les problèmes l’emporter ! Il se força à sourire puis reprit la parole.
-Oui, finalement, c’est mieux ici.
Pas très convainquant. Allez quoi, il pouvait mieux faire ! Il ferma les yeux, passa une main dans ses cheveux, se décoiffant au passage, et soupira. Puis il rouvrit les yeux, un nouveau sourire flottant sur ses lèvres. Il ne pouvait pas se permettre de laisser la conversation s’éterniser sur ce sujet, il devait donc se lancer sur autre chose. Restait à savoir quoi. Il jeta un coup d'œil curieux à l’ancien Serpentard. Bah, quitte à parler...
-Bref. Ça faisait un moment que j’avais pas eu de tes nouvelles. Qu’est-ce que tu deviens maintenant ? J’imagine que ça doit changer de Poudlard en tout cas. Tu pourrais donner de tes nouvelles un peu plus souvent... Quoique... Non, c’est vrai, je ne t’en ai jamais demandé non plus... J’aurais peut-être dû, non ? Après c’est toi qui vois, je vais pas non plus m’incruster dans ta vie privée.
Comment cela il était bavard ? Oh, si peu... En tout cas, il avait retrouvé son habituel petit sourire. Qu’il le trouve ou non trop bavard n’avait pas d’importance. Il n’était même pas obligé de lui répondre, étant donné que lui-même ne répondait jamais aux questions. Ou s’il le faisait, c’était de manière étrange, indirecte... Bref. Et c’est vrai qu’il n’avait pas tellement pris la peine de prendre de ses nouvelles... Il regrettait un peu, les amis sont importants, mais il ne souhaitait pas se mêler de ce qui ne le regardait pas. Il attendit juste de savoir s’il acceptait de répondre à ses quelques questions et donc s’il pouvait pousser l’interrogatoire un peu plus loin.
♣ Re: La musique seule peut parler de la mort... posté le Mer 24 Aoû - 16:17
Finalement mon programme de la journée allait être bien plus chargé que je ne le pensais. Même si je n’en avais pas l’air, même si je le disais pas, cela me faisait plaisir de voir Andrew. Une tête connue. Même si c’était dans un endroit peu agréable et dans un moment peu commun, j’étais content. Il accepta ma proposition de sortir. Je ne pouvais pas rester là à discuter. J’étouffais dans ce cimetière. Et en réalité, je n’avais pas tellement envie d’éclater en sanglots devant Andrew. Je le suivis dans les allées du cimetière en direction de la sortie. La vue d’Andrew me changerait sûrement les idées. Je n’en pouvais plus de penser à Dorian à toutes les minutes de la journée et où que je sois. Il me manquait. Plus que je ne l’aurais imaginé. Je m’étais toujours dit que je n’étais pas accro à Dorian, juste que j’aimais bien sa présence. Je n’ai jamais cru en l’amour jusqu’à aujourd’hui. En voyant le vide qu’il avait laissé en moi en se faisant tuer, je savais que je l’aimais bien plus que quiconque et que son absence allait être longue à combler.
Je rejoignis Andrew en dehors du cimetière, m’adossant également au mur. Oui, on était mieux ici. Loin de Lui. Je m’en voulais de partir ainsi sans même lui avoir dit au revoir. Mais au final, est-ce qu’il le savait que j’étais là ? Il devait s’éclater là-haut avec tous les autres. Peut-être avait-il rencontré mes grands-parents ? Honnêtement, je ne l’espérais pas. D’après mon père, ses parents étaient des sacrés imbéciles. Je ne dis pas que mes parents le sont aussi, mais ils avaient quand même voulu me marier à une pimbêche de sang-pur parce que c’est la tradition et qu’il ne voulait pas décevoir ses parents. Au final, c’est moi qui est déçu tout le monde en annonçant que je ne me marierais jamais, que je ne leur donnerais jamais de petits enfants et que j’allais faire ma vie avec le seul mec que je détestais le plus à Poudlard. Ironie du sort… et maintenant, ce crétin de Serdaigle, bien trop célèbre pour moi, me manquait. Si je disais ça à Dumbledore, cela le ferait énormément rire. D’ailleurs, j’avais toujours sa grue qu’il m’avait demandé de faire… toujours pas finie. Je crois que je ne la finirais jamais, j’avais bien trop de chose à me reprocher et bien trop de choses à reprocher aux autres qui m’entouraient pour pouvoir ne serait-ce que la finir.
La voix d’Andrew me fit sursauter. Trop perdu dans mes pensées, il m’avait réveillé en s’adressant à moi. En même temps, s’il me connaissait un tant soit peu, il savait que je ne commençais quasiment jamais les conversations. Je n’avais jamais rien à dire, à personne. Je souris, jaune. Pas de nouvelle, bonne nouvelle, comme dirait un dicton moldu. J’admets que je n’en avais pas donné. En même temps, je n’en avais jamais donné à personne, je n’allais pas changer ainsi. Et puis, pour être honnête, l’année qui venait de s’écouler avait été assez lourde. Entre les cours, les stages à Sainte-Mangouste, les missions pour l’Ordre, la mort de Dorian et la bataille de Poudlard, je n’avais pas vraiment eu le temps de me poser pour écrire une lettre. Vivement que l’année se termine d’ailleurs. Pour en démarrer une nouvelle, meilleure. Je l’espérais. Je haussais les épaules avec un air désolé. Oui j’étais désolé de ne pas avoir donné de nouvelles, même si j’étais de ceux qui pensaient que cela ne servait à rien de donner des nouvelles. Je ris légèrement. Je n’aimais pas parlé de moi et là j’avais l’impression qu’il me demandait tout mon curriculum vitae. Je hochais la tête. Non, on ne s’incruste pas dans ma vie privée mais toi au moins tu as l’honnêteté de le reconnaitre. « Désolé, j’ai eu une année très chargée » répondis-je simplement, les yeux regardant droit devant moi sans réellement voir ce qu’il y avait. Je sais, je ne suis pas très bavard mais j’ai toujours été comme ça. A éviter les questions trop personnelles. Ne pas vouloir se dévoiler à quiconque, même s’il fallait l’admettre depuis que j’étais avec Dorian, je m’ouvrais un peu plus. En même temps, je ne pouvais pas dire grand-chose de plus. Andrew n’était pas censé savoir que je faisais parti de l’Ordre du Phénix, même s’il était ce que l’on pourrait qualifier d’ami. « Je suis en Médicomagie et j’ai pas mal de stages à faire… et puis… enfin avec la… enfin tu sais… j’ai pas vraiment eu la tête à donner des nouvelles. Mais je vais essayer de m’améliorer.. promis » repris-je la voix neutre, un peu balayée par un sentiment de tristesse. « Et toi, la septième année ça se passe bien ? Comment ça se passe là-bas depuis la Bataille ? Qui dirige le château maintenant que Dumbledore a disparu ? » demandais-je pour détourner l’attention sur mon mal-être. Bien que je connaissais la plupart des réponses, avec l’Ordre, je ne pouvais pas faire celui qui savait. Jouer le jeu, même devant ses amis. Cela avait couté la vie à Dorian. Il criait haut et fort qu’il était un fidèle partisan de Dumbledore. Jamais il n’avait dit qu’il était de l’Ordre mais cela n’était pas très dur à comprendre. Pour ma part, j’avais toujours prétendu être du côté de Voldemort. Pour avoir la paix et pour pouvoir continuer mes études. Il était hors de question que j’arrête la Médicomagie et si c’était le seul moyen d’y arriver alors j’avais annoncé mon allégeance à Voldemort. Crédible ou pas, aujourd’hui, je m’en fichais maintenant que Dorian n’était plus là. Je savais bien que Voldemort et sa fine équipe n’était pas dupe quant à ma fidélité envers lui mais malheureusement, il ne pouvait rien prouver et cela en restait là. Pour le moment.
♣ Re: La musique seule peut parler de la mort... posté le Ven 9 Sep - 17:51
Année très chargée hein... Oui, il pouvait le comprendre. Andrew ne prononça pas un mot de plus, attendant qu’il continue de lui-même. Si lui était trop bavard par moments, il connaissait suffisamment son ami pour savoir que, lui, était tout le contraire. Il ne parlait pas souvent de lui... Raison pour laquelle le Poufsouffle avait entamé ce sujet d’ailleurs : il voulait tenter le coup. Avec un peu de chance il accepterait de parler un petit peu, de quelques petites choses a priori sans importance mais suffisantes pour que lui-même se fasse un petite idée de tout ce qui avait pu changer depuis l’an dernier.
Matt se décida enfin à parler un peu de lui. Oh, juste quelques paroles mais c’était largement suffisant pour lui... Médicomagie... Médicomagie !!! Arf, non, pas tout de suite ! Le blond avait bien noté que l’autre était mal à l’aise. Non, qu’il était triste d’aborder ce sujet. Il était un peu cinglé sur les bords, oui, mais il était loin d’être idiot. On pouvait peut-être même oser dire qu’il était très loin de l’être. Maladroit, oui, mais pas idiot. Il lui adressa donc un timide sourire lorsque son ami lui promit d’essayer de s’améliorer, de donner un peu plus de nouvelles. Oui, qu’il essaye un peu. Qui sait, peut-être que donner des nouvelles et en prendre des autres lui permettrait de penser quelque peu à autre chose. C’était une possibilité à ne pas négliger, même si pour cela il devrait sans doute parler de lui. Qu’est-ce qui serait le mieux ?
La conversation se reporta sur lui, sur Poudlard... Et le noir et or baissa la tête... Hum, qu’est-ce qu’il détestait les questions... Surtout que, pour une fois, il avait de quoi se plaindre de son année... Saleté... L’ancien Serpentard avait un peu parlé de lui, alors il était sensé faire un petit effort. Mais il n’avait pas envie de parler de tout ça lui ! Et... Oh oh... Un sourire malicieux vint s’installer sur les lèvres du cadet. Il avait un moyen de répondre, de cette manière qui lui était si particulière ! Donc, l’étudiant aurait ses réponses ainsi qu’un adolescent super excité devant lui. Hé oui... Il tourna donc son regard bleuté qui avait retrouvé ce doux pétillement habituel vers le brun.
-Médicomagie... Et en plus tu fais des stages à Sainte Mangouste alors que tu n’es qu’en première année ? C’est trop cool ! J’ai hâte d’être à l’an prochain ! Oh oui, parce que si tout se passe bien, tu m’auras sur le dos l’an prochain... Je dis ça parce que j’ai l’intention de faire comme toi : des études de médicomagie ! Les profs disent que c’est pas gagné pour moi, parce que je rate encore plein de sorts... Et je te parle pas de Rogue, qui passe son temps à me sermonner car mes potions explosent ! Enfin bon, c’est drôle à voir quand ça arrive lorsqu’il est tout près, parce qu’en général il se reçoit la moitié du contenu de mon chaudron ! Après ça il est furieux mais sur le coup c’est vraiment très drôle ! Dommage que j’ai pas d’appareil photo à portée de main pendant les cours...
C’était reparti pour un tour ! L’adolescent avait retrouvé son habituelle bonne humeur, et débitait tout cela sans vraiment prendre de pause, parlant avec passion de tout ce qui l’amusait, faisant la moue par moment, souriant très largement à d’autres... Sa belle voix prenait des intonations mélodiques et joyeuses, accentuant le message qu’il voulait faire passer : cette année était du grand n’importe quoi, comme tous les ans. Il ne parlait que de ses petits problèmes que pour évoquer des choses plus légères. Et le tout était ponctué de son accent écossais qui refaisait tout naturellement surface dans ces moments là. L’ancien Andrew était de retour pour quelques instants, cet Andrew qui pouvait parler de tout et n’importe quoi pendant des heures, se fichant royalement du regard des autres, souhaitant juste les faire sourire un petit peu et pouvoir s’éloigner lorsqu’il en avait besoin. Cet Andrew qui avait commencé à disparaître à la mort de sa mère... Apparemment, et heureusement d’ailleurs, tout n’était pas encore perdu. Après une petite pose de deux petites secondes afin de reprendre son souffle, il enchaina.
-Bref. C’est la folie cette année ! Non mais c’est vrai quoi, c’est trop drôle de voir Rogue tout dégoulinant de potion encore toute chaude... Hum, je devrais peut-être arrêter là... Mais la fois où j’avais vraiment tout loupé et que la potion avait tournée au verdâtre et était devenue toute visqueuse... Il s’en est pris plein la tête... Il était réellement furieux, t’aurais dut le voir...
Finalement, il éclata de rire. C’était plus fort que lui, rien que d’y repenser... Bon, d’accord, il était complètement cinglé mais il était préférable d’en rire que d’en pleurer. C’était sa manière de répondre à la première question de Matt. Voilà comment se passait sa dernière année. Il mettait sous silence tous ses ennuis, il savait déjà pour sa mère, inutile de s’étendre sur le reste. Non, tout le reste était inutile. Il se calma légèrement, gardant encore un grand sourire amusé. Qu’est-ce que ça faisait du bien de rire un peu... Non, franchement c’était tellement bon pour le moral ! Mais il faut bien retrouver son sérieux, malheureusement... Il n’aimait pas ça, il n’aimait pas tellement se bloquer dans le monde réel mais il n’avait pas encore osé s’en échapper. Un jour peut-être, mais en attendant...
-Sinon, mes bêtises mises à part... C’est tristounet à Poudlard. Enfin, de mon point de vue. Encore heureux que m’dame Yeabow n’ait pas récupéré les rênes de l’école ! Ce serait la cata ! Mais je pense que l’Ordre ne laisserait pas une telle chose se produire de toute façon. Tu n’es pas de mon avis ?
Tout en posant cette question, il tourna le tête vers lui, cherchant plus ou moins à campter le regard de l’ancien Serpentard. Ah, l’Ordre... Les pensées du Poufsouffle étaient très confuses à ce sujet... Il avait toujours rêvé d’en faire parti afin de pouvoir se battre contre les mangemorts, essayer de changer les choses pour améliorer la situation de l’Angleterre. Mais à présent il avait des doutes... Non pas sur ses capacités, même si sa maladresse était un gros problème. Il ne doutait pas non plus de ses idées, de son idéal. Mais il avait du mal à leur pardonner d’être responsables de la mort de sa mère. Il ne savait pas s’il serait capable de se tenir tranquille s’il retrouvait le meurtrier. Il ignorait jusqu’où il pouvait aller... Il baissa à nouveau le tête, visiblement préoccupé...
♣ Re: La musique seule peut parler de la mort... posté le Mar 13 Déc - 20:17
HJ ; Désolé c'est naze --'
Les exploits d’Andrew me firent sourire. Sans doute, une des rares fois que je souriais depuis longtemps. J’avais pris le chemin de la Médicomagie dans l’espoir de trouver un jour LE remède pour guérir Dorian. Malheureusement, aujourd’hui, tout ça n’avait plus aucun sens. Quand j’étais petit, je n’avais jamais eu dans l’idée de me diriger dans ce domaine. Soigner les autres n’était absolument pas mon objectif, j’étais bien trop égoïste pour ça. Peut-être un peu moins aujourd’hui. Grâce à Dorian, sûrement. J’imaginais parfaitement la tête de Rogue en cours de potions. Cet homme était spécial. J’avais beau savoir que c’était un ennemi, je ne pouvais pas m’empêcher de compatir à sa douleur, sûrement parce qu’aujourd’hui je savais ce que cela voulait dire de perdre quelqu’un. Oh bien sûr, je ne le plaignais pas. Il n’avait eu que ce qu’il méritait. N’était-il pas le premier à avoir détruit la vie de James ? On ne lui avait rendu que la pareille. En tant que professeur, je ne l’avais jamais réellement apprécié, même s’il avait été mon Directeur de Maison. Il était mesquin, méchant et peu aimable. Pourtant, il aait cette prestance que peu avait. Même Yeabow n’avait pas cette aura qui imposait le respect. Je le respectais, c’était étrange certes, mais Severus Rogue était sans le moindre doute, le Professeur pour lequel j’avais eu le plus de respect durant toute ma scolarité. Aujourd’hui, je le respectais encore même si nos chemins étaient totalement opposés et que je n’hésiterais pas à lui lancer un sort s’il le fallait. Je faisais parti de l’Ordre et lui des Mangemorts, nous avions une incompatibilité d’humeur.
Cela ne me surprenait pas que les professeurs soient septiques quant à l’avenir d’Andrew. Personnellement, je ne doutais en aucun cas d’Andrew, il était capable de beaucoup de choses quand il était décidé mais il était vrai que la première année de Médicomagie n’était pas de tout repos. Après, il y avait beaucoup de sorciers assez médiocres qui étaient dans ma promotion, alors Andrew – même s’il ne maitrisait pas certains sorts – avait toutes ses chances. Je mis mes mains dans mes poches, en sourirant. « Tu réussiras en Médicomagie. Les profs disent toujours ça pour nous forcer à aller plus haut dans ce que nous sommes capables mais aucun des Médicomages ne réussit tous les sorts parfaitement, crois-moi » lançais-je comme pour le rassurer, bien que j’avais ce sentiment que cela ne servait à rien. « En seconde année, j’aurais sûrement à stage à Poudlard » je l’avais dit de manière purement formelle, sans vraiment penser à ce que je disais. J’attendais ce moment avec impatience, d’ailleurs. Retourner à Poudlard. Etre sûr que ces crétins de Mangemorts n’allaient pas mener la vie dure aux élèves. Sans Dumbledore, c’était le cahos à Poudlard, James nous l’avait bien dit qu’il tentait – avec Remus - tant bien que mal de remettre de l’ordre mais c’était dur, surtout avec un Rogue, une Yeabow, une Lestrange – d’ailleurs, c’est avec elle que je ferais mon stage à Poudlard, l’infirmière de Poudlard… je me souviens que je détestais aller là-bas quand j’étais élève. Elle me faisait peur cette femme, mais avec un peu de chance, je mettrais un peu de soleil dans cette infirmerie. « J’imagine la tête de Rogue… il a toujours été comme ça, même avec les élèves de sa maison. Il ne supporte pas l’échec. » répondis-je. C’était comme ça qu’il était. Prétentieux, voulant fairede ses élèves de parfait soldats de Voldemort. C’est ainsi que je le voyais même si ce n’était pas le cas. Rogue n’aimait pas l’échec, il détestait tous ceux qui n’avaient pas les mêmes capacités que lui pour les potions. Mais comme ma sœur le dit souvent, on ne peut pas tous être parfaits comme moi. Cela m’avait toujours fait sourire. Ma sœur avait une très haute opinion d’elle. Un peu comme moi – bien que de vivre avec Dorian m’avait un peu remis les pieds sur terre. Andrew continua de parler, me regardant droit dans les yeux comme s’il cherchait dans ce simple regard la réponse à sa question. L’Ordre était connu de tous. Seuls les membres étaient ignorés. Pour leur protection. Bien que certains étaient démasqués, la preuve pour Dorian qui avait été assassiné par des Mangemorts en raison de son statut de Membre de l’Ordre. J’aurais pu subir le même sort. Je faisais moi-même parti de l’Ordre mais la vie en avait décidé autrement, je n’avais pas été désigné comme Membre de l’Ordre. Sans doute parce que j’avais prêté allégeance à Voldemort en sortant de Poudlard. Mes secrets ne doivent jamais être révélés et pour que mes parents restent en sécurité, il me fallait déclarer publiquement que j’étais du côté des Mangemorts et donc de Voldemort. Ma couverture n’avait pas été démasquée. Parfois, je me demandais si c'était une bonne chose. Pour mes parents ça l’était. Pour moi… je l’ignore. Etre quelqu’un d’autre. J’en avais l’habitude, je l’avais toujours été à Poudlard. Mais aujourd’hui, j’avais envie d’être moi. Juste moi. J’eus un léger rire à la réflexion du Poufsouffle. Oui, heureusement que ce n’était pas Yeabow. Nous avions réussi de justesse à garder les rênes de Poudlard. Une chance. Je lui fis un sourire amical à sa question. Cherchait-il à savoir si j’en faisais parti ? Peut-être… ou pas… son regard se détourna vite du mien, changea d’attitude en quelques secondes, comme préoccupé par quelque chose. « Je ne sais pas…je suppose » répondis-je simplement. Mon ton n’était pas des plus convaincants mais je n’allais certainement pas lui déclarer de but en blanc que je faisais parti de l’Ordre et que j’allais régulièrement en mission pour le même Ordre. Je sortis ma main droite de sa poche pour la poser sur son épaule. « Tu es sûr que ça va ? » demandais-je lentement.
♣ Re: La musique seule peut parler de la mort... posté le Dim 1 Jan - 11:15
Bavard, voilà ce que l’on pouvait dire d’Andrew. Il était bavard, il savait enchaîner les phrases à toute vitesse sans prendre le temps de respirer. Sa voix ne perdait jamais en intensité, développant des intonations plus ou moins joyeuses selon ce qu’il racontait, s’adaptant à son petit univers, à cette bonne humeur qu’il voulait garder pour sauver les apparences... Il avait appris à utiliser sa voix, cette voix si mélodique de laquelle, pour le moment, il gommait son accent écossais initial, pour entrainer les autres avec lui. Par moment, c’était à se demander s’il n’essayait pas de les hypnotiser. Peut-être que oui, peut-être que non, qui sait ? Qui sait... Dire qu’il n’y avait pas pensé serait mentir. Et même plus que mentir ! Oui, il avait pensé pouvoir hypnotiser les autres avec sa voix. Comme le faisaient certains lorsqu’ils chantaient ! Se laisser envahir par les chansons, entrer dans un univers différent du sien... Quel plaisir ! Il aimait tellement cela ! Sauf qu’il ne s’en sentait pas capable.
Le jeune Firearrow parlait donc à toute vitesse, parlant de ses « exploits », de ses bêtises. Et il fut ravi de voir son ami sourire en l’écoutant. Hé oui, encore une des caractéristiques du Poufsouffle : il aimait voir les autres sourire. Plus encore lorsqu’il s’agissait de ses amis ! Normal direz-vous. Oui, certes. Il aimait se rendre utile, il voulait pouvoir être utile. C’était pour cela qu’il voulait se lancer dans la médicomagie : pour être capable d’aider les autres, pour savoir les soigner, les remettre sur pied. Oui, il souhaitait se montrer utile. Et puisque ses paroles semblaient l’amuser, pourquoi s’arrêter ? Il enchaîna, de toute façon il avait encore tant et tant de choses à dire... Juste un petite pause, le temps de reprendre son souffle. Et Matthew pris la parole. Oooh, il pensait qu’il pourrait y arriver en médicomagie ??? Le plus jeune détourna un peu le regard puis revint à lui, lui adressa un grand sourire et un « Merci... » très discret. Il entendait quelques encouragements mais on lui faisait surtout beaucoup remarquer son éternelle maladresse... Que l’ex-Serpentard l’encourage de sa manière lui faisait réellement et sincèrement plaisir... Et... Un stage à Poudlard ? Trop génial ! Il pourrait voir un peu comment les choses se dérouleraient à l’école, intervenir s’il y avait un autre problème... Excellente idée, franchement ! Mais il ne lui répondit rien, parce qu’il ne voyait pas tellement quoi ajouter à cela.
La remarque sur Rogue lui fit hocher la tête. Non, il ne supportait pas l’échec seulement avec lui c’était constant. Pourtant lorsqu’il était seul, le jeune homme s’en sortait relativement bien ! Ou en tout cas, il ne faisait rien exploser. Stress... Sentir le regard de ce prof sur lui le déconcentrait... Il en avait un peu peur aussi, parce qu’il savait très bien que l’autre l’aurait à l'œil et donc que cela le ferait stresser, paniquer et donc tout rater une fois de plus. C’était là une boucle infernale de laquelle il n’arrivait pas à sortir. Le blond préféra enchaîner sur autre chose, sur Poudlard à nouveau mais sur la situation actuelle. Il retrouvait un peu son sérieux pour le coup, ce qui ne lui allait pas tellement. Il était habituellement si décalé de la réalité... Non, cela ne lui allait pas de se montrer sérieux, mais il gardait une pointe d’optimisme, cet optimisme qui disparaissait pourtant petit à petit de son caractère. Jamais l’Ordre ne laisserait les mangemorts s’emparer de Poudlard, n’est-ce pas ? Tournant la tête vers son ancien camarade, cherchant son regard, il espérait trouver une réponse affirmative. Il avait besoin d’être rassuré, il avait besoin de savoir que son petit frère resterait à l’écart de l’influence que sa mère avait si longtemps exercé sur lui... Sa mère... Sortilège... Ordre du Phénix... Ce simple enchaînement de pensées lui fit détourner le regard, l’amenant à réfléchir à nouveau...
Il savait ce qu’il ferait pour travailler, il savait vers quoi diriger ses pas. Mais ses idées s’effondraient lorsqu’il repensait à son premier projet : rejoindre l’Ordre. Ils avaient tué sa mère, ils l’avaient placé dans sa situation actuelle... Bien sûr, sa mère faisait parti des mangemorts, elle était une ennemie, il fallait l’empêcher de faire du mal à des élèves ! Mais, mais... Mais elle restait sa mère après tout, et c’était là la raison de sa présence. On peut détester quelqu’un et pourtant y rester plus ou moins attaché... Andrew n’y était attaché que par quelques souvenirs de son enfance, l’amour que son père et son frère lui vouaient et cette haine que lui-même lui vouait depuis déjà des années... D’ailleurs il lui devait une des deux marques de sortilège dans son dos... La seconde, c’était un reste de la bataille de Poudlard. La voix de Matt le tira de ses pensées. Il ne savait pas ? Il supposait juste ? Ah... D’accord... Il baissa un peu plus la tête, fixant ses pieds... Il ne le rassurait pas trop là... Enfin bon, il n’était pas obligé de comprendre non plus.
Le plus jeune sursauta en sentant soudain une main sur son épaule. Que ? Et il se tourna vers l’autre... Il ne l’avait pas vu s’approcher... Tout plongé dans ses pensées qu’il était, il ne l’avait pas entendu non plus. Est-ce qu’il était sûr d’aller ? Question stupide, bien sûr que non ! Non cela n’allait pas, qu’est-ce qu’il croyait ? Il avait perdu sa mère, son frère le détestait, son père déprimait comme pas possible, il allait quitter Poudlard, il avait été obligé de briser cette bulle dans laquelle il s’était réfugié des années durant, et l’ex-Serpentard lui demandait s’il allait bien ??? C’était quoi cette.... Calme... Depuis quand il s’emportait ainsi ? Ce n’était pourtant pas son genre, lui qui préférait éviter de se laisser avoir de cette manière... Qu’est-ce qui clochait chez lui ? Sur le coup, il baissa juste la tête, regardant ses pieds, sans répondre... Ce n’était pas normal... Les choses ne tournaient plus rond avec lui depuis quelques temps, il était complètement perdu, perdu dans ce dédale qu’était la réalité... Que pouvait-il lui répondre ? Ce n’était pas son genre de répondre aux questions, ce n’était pas non plus son genre de dire lorsque quelque chose n’allait pas. Non, tout allait toujours pour lui, même lorsque ce n’était pas le cas ! Il inspira donc discrètement... Puis se reprit. Allez, donner une réponse !
-Pourquoi ça n’irait pas ? Du moment que l’on peut encore trouver quelque chose d’amusant dans ce que l’on fait, tout va bien non ?
Tu parles... Enfin, il faut bien sauver les apparences ! Il fallait s’amuser, ne pas trop prendre la vie au sérieux ! Oui, c’est lui qui disait cela même s’il avait du mal à le penser encore. Il essayait de retrouver sa bonne humeur habituelle mais ce n’était pas gagné... Allez, un petit effort, il ne pouvait pas se plaindre, certains avaient connu pire et tenaient le coup, alors pourquoi pas lui ? Pourquoi se permettrait-il de râler alors qu’il avait encore la chance d’avoir des personnes autour de lui ? Non, voilà, il n’en avait pas le droit. Il devait rapidement détourner la conversation de lui-même, il devait orienter les pensées de Matt vers autre chose... Vers un sujet complètement différent... Et de préférence décalé, afin qu’il en oublie le reste. Mais quoi ? Que pouvait-il se permettre de sortir dans pareilles circonstances ? Hum... bah, n’importe quoi ferait l’affaire. Juste éviter les sujets sensibles. Il lui avait demandé de ses nouvelles, il fallait qu’il pose d’autres questions. Voyons... Ou alors il se lançant dans un nouveau sujet sensible pour lui... Bonne question... Pouvait-il se permettre de poser quelques questions ? Il lui faisait confiance, il faisait confiance à ses amis mais certaines choses n’étaient pas abordables en toute circonstance... Et il ne pouvait pas se risquer à dévoiler toutes ses réflexions. Mais... Il jeta un regard circulaire sur les environs... Personne pour les voir, personne pour les entendre. Mais sachant sa particularité, il vérifia aussi qu’il n’y avait aucun animal ou insecte trop proche... Mouais... C’était relativement tranquille... Il reporta à nouveau son attention sur son aîné, perdant à nouveau son sourire, reprenant un air complètement sérieux cette fois.
-Désolé si je te parais insistant, mais j’ai réellement besoin de ton avis. Tu supposes ? Je ne veux pas que mon petit frère ait à subir l’influence des mangemorts jusque dans l’école. Il a eu sa dose, je ne voudrais pas que les choses empirent... Bien sûr, il y a des profs qui ont la marque et c’est en soi un problème. Tout comme je peux relativement avoir confiance en d’autres mais... C’est compliqué. Il va falloir que je garde un œil sur tout ça l’an prochain mais si les choses venaient à mal tourner, je ne pourrais plus intervenir... Il faut parfois savoir faire confiance aux autres, je sais très bien, mais j’ai du mal à croire à tout cela... J’ai du mal à penser que l’Ordre peut vraiment empêcher qu’une nouvelle catastrophe se produise à l’école...
Pas très prudent tout cela Andrew. Non, pas prudent du tout de parler ainsi. Oui, mais après il ne disait pas non plus qu’il allait faire partie de l’Ordre. Il laissait juste transparaître quelques doutes... Et il avait de nouveau détourné le regard... Il ne s’étendait pas là-dessus pour rien. Non, il cherchait réellement à être rassuré, au moins sur ce point. Mais il y avait aussi peut-être, quelque part, l’envie d’entendre un autre avis que celui d’un membre de sa famille sur la situation. Il aurait pu aller en parler avec un prof, il ne voulait pas. Parce que c’étaient des profs justement. Et il ne parlait pas tant que cela aux autres élèves de son année, donc là non plus ce n’était pas envisageable. Notre Poufousffle était un solitaire, il n’était donc pas si étrange que cela de constater qu’il n’avait pas grande monde à qui faire part de ses problèmes. D’où ce renfermement systématique lorsqu’il s’agissait de parler de lui. Là, encore, il y allait relativement facilement puisque cela concernait son petit Simon. Juste parce qu’il parlait de Simon, il faisait part de ses doutes. Il jouait son rôle de grand-frère après tout. Ah, mais finalement il se rétracta.
-Ah, désolé. Je me fais sans doute du souci pour rien. Après tout, pourquoi j’aurais des doutes ? Et vu que je suis complètement impuissant, quoi qu’il se passe, ça ne sert à rien de se torturer l’esprit. Bref. On parle d’autre chose ? Tiens, je me demande si... Ah, oui, j’ai encore du jus de citrouille dans mes affaires, si tu veux boire quelque chose. Oui, je me balade avec du jus de citrouille, et après ? J’ai pas fait mes réserves de thé, alors je dois me contenter de ça jusqu’à ce que je fasse un saut à la maison. Ah, le seul petit problème c’est que je ne pense jamais à embarquer des verres avec moi... Faut donc boire à la bouteille... Mais il doit être encore bon, je l’ai pris seulement hier et j’ai pas de problèmes de conservation d’habitude.
Et c’était reparti pour les bavardages, pour sa bonne humeur habituelle ! Il discutait joyeusement, repartant sur les sujets un peu décalés et avec une facilité naturelle. Et il disait vrai : il se baladait souvent avec des boissons dans ses affaires. Habituellement c’était son thé mais comme il l’avait dit, il n’avait pas faut de saut chez lui donc ses réserves étaient à sec. De toute façon, tout le monde n’aimait pas le thé à l’écossaise. Bah oui... En même temps... Bref. Il avait une nouvelle fois reporté son regard sur lui, lui souriant joyeusement. Oubliés les soucis d’avant ! Sauf si le jeune homme revenait de lui-même là-dessus, acceptait de répondre à ses questions, de confirmer ou d’infirmer ses doutes... Tout dépendait de ce qu’il allait faire...
♣ Re: La musique seule peut parler de la mort... posté le Jeu 5 Jan - 21:04
La réponse qu’il me donna ne me satisfa pas, je devais l’admettre. Je n’étais pourtant ps du genre à poser des questions qui pourraient mettre mal à l’aise quelqu’un mais Andrew était une personne que j’appréciais réellement. Elles étaient rares ces personnes. Je n’aimais pas répondre à cette question… ça va ? C’était la pire des questions. On avait toujours quelque chose qui n’allait pas. Répondre oui, c’était mentir. Répondre non, c’était emmerder l’autre qui se sentait obligé de lui demander ce qu’il se passait. Mais étrangement, j’aurais préféré qu’il me dise la vérité. Rien que sa phrase sonnait faux mais j’étais ce que j’étais je n’insiterais pas, je n’aurais pas aimé qu’il le fasse, je ne le ferais pas. Je lui fis un léger « OK » sans aller plus loin. Après tout, il venait de perdre sa mère, il ne pouvait pas aller bien. Je savais ce que c’était que de perdre quelqu’un, je venais d’enterrer Dorian. Mon Dorian. Ma blessure à l’abdomen me faisait encore souffrir. J’avais passé la veille avec Théodorian. J’avais eu l’impression d’avoir trompé Dorian. C’était étrange alors que l’on avait rien fait tous les deux. On s’était contenté de se ballader sur les bords de la Tamise. Nous n’avions rien fait de mal mais en revenant chez moi, j’avais eu cette sensation bizarre d’avoir été observé par Dorian tout au long de la journée. Mais j’avais cette envie irrésisitble de vouloir le revoir. Le beau Théo. Son prénom m’avait surexcité, je le détestais. Il n’aurait pas pu avoir un autre prénom. J’avais décidé dans mon fort intérieur de ne le prénomé que Théo. Pour moi, c’était le seul moyen de penser à lui san fondre en larmes.
Je pensais qu’il en avait fini avec l’ordre mais il reparti à l’attaque. Quoi lui répondre ? Je savais qu’il n’irait pas crier sur tous les toits que je fesais parti de l’Ordre, je pensais même qu’il pouvait se doutait que j’en faisais parti. Mais avais-je simplement le droit de dévoiler ce que l’on pourrait faire ou ne pas faire. Certes, on ne laisserait pas Poudlard s’enfoncer dans la Magie Noire. James et Remus ne le permettraient pas. Ils étaient tous les deux professeurs et c’était les premiers à monter au front contre Yeabow et Rogue, les deux cinglés de Poudlard. Je comprenais qu’il tenait à son petit frère et que le voir influencé par les Mangemorts devaient le ronger mais même si l’Ordre ne laissaient pas les choses empirer à Poudlard, il ne pourra rien faire contre l’influence que pouvaient avoir les Mangemorts sur les élèves de Poudlard. Et puis, comme s’il changeait de chemise, il changea de conversation. Cela ne me surprenait pas tant que ça, c’était du Andrew tout craché. Je fis non de la tête à sa proposition. Je n’avais pas soif. Et puis, honnêtement, en ce moment ce n’était pas de jus de citrouille dont j’avais besoin mais d’une bonne margarita. Je lui posais la main sur l’épaule pour le faire arrêter de parler. « And’… écoute. Je ne peux pas garantir la non influence de ton petit frère mais je te promets que l’Ordre fera tout pour préserver Poudlard. C’est le seul endroit où Dumbledore a encore la main, il ne laissera pas Poudlard sombrer. » J’avais baissé la voix, histoire que personne entende même si je savais que personne ne se trouvait à moins de cinq cent mètres de nous deux, il valait mieux être prudent. C’était la première chose que l’Ordre m’avait appris quand j’y étais entré. Je me souvenais de mon arrivée là-bas. Dorian, encore lui, m’y avait trainé en déclarant qu’il fallait faire. Pas que je ne voulais pas aider l’Ordre mais je ne me sentais pas d’attaque d’en faire parti, trop jeune, trop réactif, trop violent, pas du tout le style des membres de l’Ordre. Et le pire c’est quand je les ai tous vus. Là, à m’observer. Le Professeur Potter m’avait repris dès le départ en lançant d’une voix totalement naturelle avant d’embrasser sa femme « Matthew, ici on s’appelle par nos prénoms et on se tutoie ». Complètement surréaliste. Et puis, on s’y faisait vite d’appeler nos anciens porfesseurs par leurs prénoms et puis au fil du temps, on est devenu des membres actifs de l’Ordre. « Andrew, tu ne devrais pas t’inquiéter autant pour ton frère, il saura faire le bon choix… » terminais-je lentement. Tout comme je l’avais fait, en décidant de me battre contre les Mangemorts.
♣ Re: La musique seule peut parler de la mort... posté le Mar 28 Fév - 19:32
Définitivement, Andrew n’aimait pas les questions. D’où tenait-il cette manie de ne jamais y répondre ? Nul ne le savait, pas même lui. Toujours est-il que cela faisait partie intégrante de son caractère. Mais de là à dire qu’il s’agissait d’un automatisme... Non, ce serait exagéré. C’était devenu une habitude, certes, mais cela restait volontaire. Il était tout à fait capable de répondre normalement, c’est juste que c’était tellement plus drôle de répondre à côté de la plaque ! Et puis, cela lui donnait une occasion d’esquiver les questions gênantes. Alors non, il ne comptait pas changer cette « petite » manie. Alors voilà ce qui pouvait expliquer sa réponse assez particulière, qui n’était pas en total accord avec la question tout en lui répondant tout de même un petit peu. Heureusement, Matthew n’insista pas plus que cela, acceptant son esquive avec un simple « Ok »... Merci... Il ne voulait pas s’éterniser là-dessus, il n’était pas doué pour les mensonges. Erreur, il l’était. Il savait mentir mais lorsque c’était nécessaire uniquement. Il n’aimait pas avoir recours à ce genre de procédés, c’était tellement plus simple de rester sincère... Enfin bon...
Enchaîner sur ses questions, sur ses doutes... Il n’avait pas tellement l’habitude de s’éterniser sur ses problèmes, sur ses doutes. Non, il gardait généralement tout pour lui, parce qu’il n’y avait pas grand monde pour l’écouter d’une part, parce qu’il ne voyait pas non plus à qui il pouvait parler de ce genre de choses d’autre part. Donc il se taisait, il gardait tout pour lui. Pas cette fois... Pourquoi, parce qu’il faisait confiance à l’ex-Serpentard ? Oui, sûrement. Bien sûr qu’il lui faisait confiance ! Peu de personnes supportaient l’étrangeté du Poufsouffle, mais lui il y parvenait. Il l’écoutait lorsqu’il se lançait dans ses conversations farfelues... Et même s’il était loin d’être aussi bavard, le simple fait de l’écouter lui suffisait... Il l’appréciait sincèrement, raison pour laquelle il en venait tout de même à parler... Parce que, aussi, cela concernait Simon, son unique petit frère qu’il tenait à protéger... Il se trouvait si impuissant face à la situation actuelle, face au monde réel... Mais Andrew parlait, parlait, enchaînant les phrases à toute allure, peut-être dans l’espoir de noyer les propos sérieux dans les flots de bêtises qu’il pouvait sortir... Il n’était pas fait pour être sérieux mais, ces derniers temps, cela lui arrivait... Bien qu’il n’y ait pas grand monde pour s’en rendre compte...
Heureusement, le brun parvint à le faire taire. Il suffit d’un geste, un simple geste : poser sa main sur son épaule. L’adolescent en sursauta tout de même légèrement mais se calma. Oui, il se calmait... Il se calmait... Il le regarda donc, l’écoutant parler. Et il parvint à lui arracher un sincère petit sourire tandis qu’il hochait la tête... Oui, il savait cela... Pour avoir toujours supporté l’Ordre du Phénix, pour avoir songé à les rejoindre une fois sorti de Poudlard, il le savait... Mais... Mais quoi ? Trop de changements, il ne savait plus quoi penser. Alors... Alors il fallait faire avec, tenter de se remettre les idées en place. Matt y parvenait. Et c’est en cela qu’il appréciait l’ex-Serpentard : quelques simples mots, dire ce qu’il pensait... Andrew savait qu’il pensait ce qu’il disait. Il le croyait. Alors que dire de plus ? Qu’il avait tord de s’inquiéter ? Il avait déjà prononcé ces mots, inutile de se répéter. Alors il se contenta de le regarder, attendant de voir s’il allait ajouter ou non quelque chose... Ce qu’il fit. De quoi ? Il devait faire confiance à son petit frère ? Oui, bien sûr qu’il lui faisait confiance mais il savait aussi que sa mère avait bien travaillé à faire de son petit frère celui qu’il était à ce jour ! Il fronça donc un peu les sourcils, reprenant un air complètement sérieux pour le coup. Son esprit tournait à vive allure. Pouvait-il se permettre de parler ? Oui, non ? Hum...
-Matt, c’est mon unique petit frère. Je sais quelle éducation il a reçu, je sais très exactement chaque idée qu’on lui a fourré dans le crâne. Et je crains que, pour lui, le bon choix pour lui soit de s’opposer à ceux qui ont tué sa mère... Autrement dit s’opposer à l’Ordre... Qu’est-ce que je pourrais faire moi, si jamais tout vire de cette manière ? Je ne peux rien lui reprocher puisque je comprendrais parfaitement ! Et de toute façon, quoique que je fasse il ne m’écoutera pas... Il ne veut plus m’écouter...
Cette fois le blond baissa les yeux, posant son regard bleu-vert sur le sol... Non, son frère ne l’écoutait plus... Et cela lui faisait mal de comprendre à quel point ils avaient pu être séparés tous les deux... Il n’aimait pas cela... Qu’est-ce que le jeune homme pouvait se montrer bavard par moments... Avec toutefois un poil de prudence vu le sujet qu’il avait abordé et les conséquences qui, il savait, pouvaient leur retomber dessus. Mais il secoua la tête de gauche à droite, tentant de se reprendre un minimum... Allez, cesser de se morfondre... Il releva à nouveau la tête afin de regarder son ami... Et esquissa un sourire désolé...
-Pardon de t’embêter avec mes histoires...
{Hors RP : Pardon du retard et pour ce post... TT_TT}
La musique seule peut parler de la mort...
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